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Consultation eau et innondation
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Définition, enjeux et menaces

Mayotte, qui appartient à l’un des 34 points chauds de la biodiversité mondiale, dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel, terrestre comme marin qui procure de nombreux services écosystémiques, nécessaires au bien-être de chacun et au développement économique et social de l’île. Elle doit répondre, à son niveau et dans le respect de ses prérogatives, à l’engagement de la France et de l’Europe auprès de la Convention sur la diversité biologique pour enrayer la perte de biodiversité.

Si le milieu marin dispose depuis 2010 d’un espace de gestion concertée avec le Parc naturel marin, les milieux terrestres ne sont pas couverts par un réseau d’espaces protégés étendu et régressent continuellement. Les écosystèmes sont primordiaux pour le maintien de la qualité de vie des mahorais car ils jouent un rôle majeur pour la ressource en eau, le maintien de sols fertiles et l’approvisionnement en ressources alimentaires et médicales notamment.

Comme la majorité des territoires d’Outre-mer, le patrimoine naturel de Mayotte est particulièrement vulnérable en raison de son insularité. Cette caractéristique, à l’origine de la présence de nombreuses espèces endémiques, confère au territoire une sensibilité forte aux menaces (pollutions, dégradation et destruction d’habitats, espèces exotiques envahissantes, impacts du changement climatique). De plus, la densité de la population et les besoins de développement des aménagements qui en découlent, nécessitent de réfléchir et de planifier ces aménagements en prenant en compte la préservation des écosystèmes.

Les conséquences de la dégradation des écosystèmes et des services rendus auront un coût non négligeable pour Mayotte. L’érosion des sols, la déforestation, la destruction des zones humides, la pollution de l’eau, de l’air et des sols, la destruction et le dérangement des espèces impactent Mayotte à court, moyen et long terme sur les dimensions sociales et économiques. En effet, il est unanimement partagé que seuls les écosystèmes en bonne santé sont capables de fournir nourriture, eau propre, sols fertiles et participent à la régulation climatique. La biodiversité a donc une valeur économique significative à travers les services qu’elle rend quotidiennement à l’Homme. La valorisation de la biodiversité est un investissement dans l’avenir de Mayotte.

Ainsi, fruit d’un travail concerté, la Stratégie Biodiversité pour le développement durable de Mayotte 2013/2020 est un cadre de mise en œuvre  des politiques du territoire qui permet la construction d’un modèle de développement durable intégrant la préservation de l’environnement.

Cette stratégie définit 5 enjeux déclinés en 20 axes stratégiques.

Stratégie Biodiversité – Diagnostic/Enjeux

UICN_Stratégie_Biodiversite_schema

Stratégie Biodiversité pour le développement durable de Mayotte 2013/2020

 

La stratégie de création d’aires protégées adaptées à Mayotte

Au regard des enjeux mahorais, la DEAL de Mayotte a souhaité établir une déclinaison locale de la Stratégie de Création d’Aires Protégées (SCAP) sur les espaces terrestres, marins et géologiquesmahorais. Inscrite dans la stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte, la stratégie de création des aires protégées de Mayotte (SCAPM) vise à renforcer le réseau mahorais d’aires protégées en priorisant l’intervention de l’État.

Si l’ensemble du milieu marin mahorais dispose depuis 2010 d’un espace de gestion concerté, il n’en est pas de même pour les milieux terrestres qui ne bénéficient pas encore d’un réseau étendu d’espaces protégés. Les aires protégées terrestres représentent en effet à peine 0,2 % de la superficie de l’île en 2017. Un projet bien avancé de création de réserve naturelle nationale des Monts et Crêtes de Mayotte et la politique Espace Naturels Sensibles (ENS) du Département en cours d’élaboration devraient cependant venir renforcer à court terme ce réseau.

Etat du réseau d’aires protégées en 2017

La SCAPM permet de définir les zones à protéger en priorité pour enrayer la perte de biodiversité et de géodiversité, puis d’identifier l’outil de protection le mieux adapté à chacune de ces zones, au regard des enjeux qui la concernent. Il s’agit également de planifier la mise en œuvre de cette stratégie en tenant compte des initiatives en cours et des contraintes éventuelles.

Zones à enjeux identifiées en 2018

Rapport SCAPM, janvier 2018

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